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Démarche individuelle : la Roumanie,
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Les fondations roumaines | |
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Mi-octobre 2000 – Notre belle soeur roumaine, dont la famille vit en
Roumanie, a un ami qui travaille à la protection de l'enfance. Elle lui
demande s'il peut nous renseigner sur une fondation. Comme la MAI, il attire
notre attention sur le fait que c'est un vrai commerce depuis quelques temps,
depuis que les américains arrivent en force ici, souhaitant adopter des bébés
types européens. Cette notion de prix nous laisse perplexe, car nous étions
loin de penser "argent" en face d'adoption ! Un enfant à tout prix, ce n'est
pas notre idéologie... Il nous trouve une fondation à Bucarest, qui travaille
principalement avec les Etats Unis, mais qui est très réputée et fait bien les
choses d'après les dires de personnes travaillant avec elle. Nous
contactons donc ce Président de fondation, avocat par ailleurs... Après un échange de fax (envoi de notre agrément, des rapports, etc.), il
nous dit qu'il peut prendre notre dossier en charge. Il doit venir en France,
nous dit-il, où nous pourrons nous rencontrer. Parfait, pense-t-on, pour se faire
notre propre idée. Nous le rencontrons donc à son hôtel, où il nous explique
toute la procédure en détail, de façon claire et précise. Il nous donne un
tarif. Cher, mais clair et net et dans la "fourchette" donné par la
MAI. Et il nous dit que tout devra être payé à la fin, une fois que le
tribunal aura donné son accord, en un seul versement par virement sur le compte
de la fondation. Voilà qui nous semble honnête et qui nous donne confiance. De
plus, il nous explique qu'il pense avoir une petite fille d'un an et demi à
nous proposer prochainement ! Super ! Il nous demande de poser notre dossier complet à
la MAI le plus vite possible. C'est encore pas mal de papiers administratifs,
mais nous sommes sur la bonne voie, se dit-on ! Début novembre, tous les
papiers sont prêts. | |
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Le départ | |
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21 novembre 2000 – Tout se bouscule. L'événement tant attendu arrive ! Le Président nous appelle, il nous dit que nous devons venir au plus vite : il a pour nous un bébé de 4 mois en bonne santé à nous présenter. Seules indications : il pèse 5 kg, mesure 54 cm et il est placé chez une assistante maternelle depuis 1 mois. Comme lors de notre première rencontre, il nous reparle des élections, qui doivent avoir lieu en décembre, et nous précise de nouveau qu'il faut faire vite car les élections peuvent changer les procédures... 25 novembre 2000 – Nous voici donc partis ce samedi pour Bucarest avec notre belle soeur roumaine. Arrivés à l'aéroport, accueil par le Président. Il nous demande si nous avons un hôtel, nous n'en avons pas, il nous en propose un. Bien que cela nous paraisse très cher, c'est ce qu'il y a de mieux en rapport qualité prix, nous dit-il, nous prenons donc nos chambres là. Il nous laisse quelques minutes pour poser nos affaires et nous emmène directement chez l'assistante maternelle. Quartier assez pauvre, se dit-on, mais c'est l'impression générale que l'on s'est fait de Bucarest en arrivant. | |
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La rencontre | |
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Arrivés chez cette dame : premier choc en voyant ce bébé si petit. Même si nous avions son poids, nous n'avions pas bien réalisé qu'il serait si petit. Normal nous dit le Président, il est né prématuré à 7 mois et à 1,7 kg. Nous craquons pour ce petit bonhomme si petit et très vite, il se retrouve dans nos bras... Là, je veux surtout parler de mon sentiment profond. Difficile à expliquer d'ailleurs. Se dire que ce bébé va être notre bébé, notre fils. Le voir si petit, si fragile... Et ressentir comme un malaise... Pourquoi ? C'est ce que je me suis tout de suite demandée. Le regard de ce petit bonhomme m'a mis mal à l'aise. Sa tête penchée toujours du même côté. Mais je me suis dit que ce devait être moi, le problème. Moi qui n'étais pas prête pour un bébé si petit. L'assistante maternelle, elle, nous mettait très à l'aise. Elle nous amène le biberon, me le donne. Pas besoin de paroles, on sent par ses gestes qu'elle l'aime ce bébé. Et qu'elle est heureuse qu'il trouve des parents. Le président nous traduit qu'elle nous trouve si jeunes... Nous restons ainsi deux heures. Ma belle soeur nous fait remarquer à un moment une légère déformation de la tête du bébé. Bon, ça arrive, me dis-je, même si au fond, ça renforce mon sentiment de malaise. Le président nous montre rapidement quelques papiers de santé : vaccinations, tests HIV, hépatite, tout va bien, nous dit-il. Et il nous explique qu'à la dernière visite médicale, le médecin a confirmé ce que disent déjà les deux médecins de sa fondation : le bébé va bien, il suit une courbe de croissance normale par rapport à sa naissance prématurée. | |
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1ère soirée | |
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Retour à l'hôtel. RDV est pris pour le lendemain matin, le dimanche. Nous devons rencontrer le président le matin pour reparler des détails administratifs afin de se mettre d'accord avant le RDV du lundi matin : nous devons aller signer des papiers chez le notaire précisant que nous sommes d'accord pour adopter ce bébé aux conditions vues avec le président. La soirée, qui devrait être au comble du bonheur, n'est pourtant pas tout à fait au beau fixe. Chacun de nous trois est un peu perplexe. On reparle de la déformation de la tête du bébé. Finalement, on décide d'appeler une personne en France, ancien gynécologue, afin qu'il nous donne son avis. Il nous parle de différents tests à faire, mais est plutôt rassurant. On appelle les parents pour leur dire qu'on a rencontré le bébé et qu'on lui a donné le biberon... La nuit passe, difficile, plein de questions en tête. Le matin toujours un sentiment de malaise... On en parle à demi mot, chacun n'osant dire ce qu'il ressent vraiment, comme on le découvrira plus tard. Finalement, je décide d'appeler une autre personne en France, une amie ancienne sage femme. Je lui explique mon sentiment de malaise, elle me répond que de petits tests très simples devraient nous permettre de voir plus clairs. | |
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Marchand de tapis... | |
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26 novembre 2000 – 9h30, on passe nous prendre, mon mari et moi, à l'hôtel pour nous emmener au bureau du Président. Superbes bureaux comparés à ce que nous avons vu jusque là. Il nous installe tout d'abord dans le canapé pour nous demander ce que nous ressentons après avoir vu le bébé. "L'avez-vous reconnu comme votre enfant ?" sera la phrase qui me restera. On ne lui répond pas directement mais plutôt par des questions sur sa fragilité apparente. Question éludée, tout va bien, puisque les médecins le disent, nous répond le Président. Puis il fait passer à son bureau "pour parler plus sérieusement", dit-il. Il nous ressort quelques photos du bébé, les certificats de vaccinations et tests. Puis entre dans la "négociation". Tout d'abord, il nous explique que l'on devra payer une partie après l'accord du CRA, 1/3 environ et le reste à la fin. Puis, il ajoute qu'il nous présente un bébé et non plus une petite fille de 1 an et demi, et que le prix a changé !!! Deux tiers du prix initial en plus !!! Réaction immédiate de mon mari, qui confirme ce que je pense : les termes de notre accord ont changé, nous ne sommes plus d'accord, on arrête tout. On n'est pas venu acheter un bébé !!! Voyant notre détermination, il nous explique que nous ne connaissons pas toute l'étendue de son action à Bucarest, "Je suis modeste", dit-il, "mais je dois quand même vous dire que je donne beaucoup pour les pauvres de Bucarest" et il continue sur sa lancée. On l'arrête très vite, pour nous peu importe, conscients, heureusement, des arnaques dans ce monde de l'adoption, on lui dit que non, nous ne pouvons pas accepter. Voyant que rien ne passe, il finit par nous dire qu'il redescend le prix, c'est quand même 25% de plus que le prix initial, mais cela redevient possible pour nous. Là un difficile combat, que dire, il le sait bien, on a vu celui qui doit devenir notre fils, il joue là dessus. Comment refuser ? On accepte en précisant que pour nous c'est un discours complètement inadmissible, qu'on n'aurait jamais dû avoir. "Parfait", dit-il, "Je m'occupe des papiers, rendez-vous demain à 9h30 à votre hôtel pour aller signer chez le notaire. En attendant, on peut vous emmener chez l'assistante maternelle et vous laisser toute la journée avec elle et le bébé". On repart, mais notre sentiment de confiance initial est bien atteint... | |
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Retour auprès du bébé | |
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Nous demandons la possibilité de récupérer notre belle soeur à l'hôtel, mais il est un peu tôt, elle n'est pas là. Nous voulons lui laisser un mot avec l'adresse de l'assistante maternelle pour qu'elle nous rejoigne. Impossible nous dit notre accompagnatrice. Nous ne devons pas connaître cette adresse. Pourquoi ? "C'est comme ça..." Nous voici donc de retour, notre accompagnatrice nous laisse à 11h et propose de venir nous rechercher à 17h. Nous voilà avec le bébé et l'assistante maternelle, qui ne parle toujours que roumain... Quelques tests plus tard (doigt devant le regard du bébé pour voir s'il le suit, par exemple, sans résultat...) et nous donnons le biberon. Comme la veille, c'est très long. Je repense à ma voisine, qui a un bébé de 6 mois, et qui me disait que c'était parfois très long. Cependant, au bout d'une demi-heure, la moitié de biberon qui reste est froide, le bébé s'endort, je fais signe à l'assistante qu'il doit avoir envie de se coucher. Là, elle le couche effectivement. Et elle lui coince le biberon avec un oreiller pour qu'il continue de téter. Je me dis que je comprends pourquoi il a la tête penchée toujours du même côté. J'essaie d'expliquer, mais impossible, bien sûr. Puis plus tard, le bébé dort, on se dit que l'on va sortir acheter à manger. L'assistante maternelle nous donne alors l'adresse de chez elle, pour ne pas que l'on se perde au retour, nous semble-t-il... | |
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Confiance ? | |
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Retour, l'après-midi se passe, pas plus rassurant pour nous, avec de plus en plus de questions. 16h45, des amies de l'assistante maternelle arrivent. Et l'une parle un petit peu le français. Elle nous pose plein de questions, notamment elles veulent savoir quand on va venir chercher le bébé. "Février", dit-on, "si tout se passe bien". Et elle nous dit aussi que l'adresse que nous a donnée l'assistante maternelle, on ne doit surtout pas dire qu'elle nous l'a donné. Ca doit rester entre nous. Y compris cette discussion d'ailleurs. Le sentiment de confiance initial continue de diminuer. On ne comprend pas. 17h, l'accompagnatrice de la Fondation est de retour. On lui pose des questions sur le bébé. Tout ce que l'on a remarqué. Toujours des réponses pour tout. Mais ça ne nous suffit plus. On veut voir un autre médecin, dit-on. Je vous rappelle dans la soirée, dit l'accompagnatrice. Elle nous rappellera, oui. Pour nous proposer de rencontrer le médecin de la fondation qui a déjà examiné le bébé. Non, on veut voir un autre médecin, dit-on. "Impossible", nous dit-elle. OK, on lui dit que l'on va chercher de notre côté, mais qu'on ne signera pas de papier tant qu'on aura pas vu de médecin. J'avais entendu dire qu'il y a des médecins agréés à l'ambassade de France. On arrive à avoir une confirmation, mais pour en savoir plus, on devra rappeler le lundi à 9h. Parfait, on se dit que l'on aura le temps avant le RDV de 9h30. Encore une nuit difficile. Je me dis que tout va bien se passer. On va nous dire qu'il va très bien ce bébé, notre fils, demain. Il ne peut en être autrement. J'essaie de m'en convaincre, et je le dis à mon mari. Mais au fond, lui, moi et aussi ma belle soeur, on a peur. On sent bien qu'il y a un problème... | |
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Le problème... | |
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27 novembre 2000 – En ce lundi matin, on arrive à avoir le nom d'un médecin agréé. On l'appelle. Elle nous dit avoir fait de la pédiatrie pendant 10 ans, mais depuis 3 ans, elle s'occupe plutôt de problèmes pulmonaires. Mais elle veut bien nous recevoir et nous donner son avis. 9h30. 10h. Personne, pas de nouvelle de la Fondation... On appelle le Président de la fondation qui devait venir nous chercher et il fait l'étonné, "Alors vous avez trouvé un médecin ?" "Oui, mais on vous attendait...", "Mais donnez-moi les coordonnées de ce médecin, nom, adresse, téléphone, et je vous rappelle". 1h après, 2 accompagnatrices de la fondation viennent nous chercher. On retrouve sur place, à l'hôpital du médecin, une troisième personne de la fondation, et l'assistante maternelle arrive avec le bébé peu après. Pourquoi une personne est sur place avant nous ? Mystère... 11h30. "Cabinet" du médecin. L'assistante maternelle n'a pas le droit d'entrer, comme elle nous le dira plus tard. Le médecin examine le bébé en 30 secondes. Elle se retourne, nous regarde et nous dit "Effectivement, il y a un problème. Pour moi, ce bébé est trisomique." Stupeur !!! Grande claque pour moi... Premièrement, il est handicapé et il est clair qu'on ne veut pas adopter un enfant handicapé. C'est clair dans notre agrément comme dans notre tête. Donc, c'est fini. C'est le deuxièmement : ce bébé ne sera pas notre fils. Puis le troisièmement apparaît : on nous a menti. Car je me rends compte que ce malaise que j'ai ressenti dans le regard de ce bébé dès le premier moment où je l'ai vu, c'était ça. Mais c'était forcément impossible car si je l'avais vu, les autres médecins, et donc le Président serait au courant. Je réalise tout ça d'un seul coup. Là dessus, les 3 accompagnatrices nous disent "Vous n'allez pas la croire, elle n'est même plus pédiatre !". S'en suit une discussion animée, où ce médecin effectivement dit qu'elle n'est plus pédiatre. Elle nous conseille d'aller voir un collègue qu'elle appelle. Il ne peut nous rencontrer que le lendemain. Or, notre avion doit repartir le soir. Les 3 accompagnatrices ne sont pas d'accord, elles disent que le meilleur c'est le médecin de leur fondation, c'est lui que l'on doit voir, pas un autre. Là, je craque, j'éclate en sanglots. Un sentiment intérieur me pousse à aller voir cet autre médecin. J'ai tellement envie qu'on me dise que ce n'est pas ça, tellement envie qu'on me dise qu'il va bien ce petit bonhomme. Car apparaît bien vite une autre réalité : que va-t-il devenir ? On ne le saura jamais... Mais quelques mois plus tard, la Roumanie fermait ses portes à l'adoption internationale... Mon mari propose que l'on nous raccompagne à l'hôtel, on va réfléchir une heure, dit-il, et on rappelle. | |
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Retour en France | |
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Discussion tous les trois : même sentiment. Arnaqués sur toute la ligne... Après 2 jours à Bucarest, nous prenons la décision de rompre toute relation avec cette fondation. On rentre en France. On rappelle le Président qui essaie de nous convaincre de voir son médecin, puis il nous dit si ce n'est pas ce bébé, ce peut être un autre enfant... Mais fini, terminé, pour nous, le lien est cassé, la confiance n'existe plus. On rentre à Paris en laissant notre belle soeur sur place qui doit passer une semaine dans sa famille. Retour en France, notre famille, qui avait suivi nos problèmes de loin, par nos amis interposés, est soulagée. Déçue, bien sûr, mais soulagée que l'on ne se soit pas embarqués dans une voie sans issue. Difficile, cependant, la semaine qui suit ce retour. On a du mal à accepter la maladie de ce bébé. Peut-on s'être trompé ? On cherche sur Internet des informations sur la trisomie, et on trouve une liste de symptômes identifiables chez les bébés trisomiques. Sur une dizaine, 6 correspondent à ce que l'on a pu observer. Mon mari écrit un mail au président de la Fondation en lui expliquant notre sentiment, pourquoi on est parti, et surtout ces symptômes, lui indiquant qu'il doit en déduire qu'il y a bien un problème. On espère qu'il reconnaîtra cela pour le bébé, on souhaite qu'il soit soigné en rapport. Mais non, la réponse ne se fait pas attendre : on est trop sur l'affectif, nous dit-il. Il nous redit que ses médecins n'ont pas vu tous ces symptômes, mais qu'il va faire réexaminer le bébé tout de même... On aura peut-être permit de découvrir un problème... | |
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L'assistante maternelle | |
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Le samedi suivant, notre belle soeur repasse par Bucarest avant le retour en France. On lui demande de bien vouloir déposer un mot dans la boite aux lettres de l'assistante maternelle dont on a l'adresse. Elle y va, elle monte et rencontre l'assistante qui est toute contente de la voir : "Quand reviennent-ils ?" demande-t-elle en parlant de nous. Notre belle soeur lui explique ce qui s'est passé, elle n'en revient pas. Si ce n'est qu'elle confirme que depuis qu'elle a ce petit bonhomme, elle aussi a un sentiment de malaise, elle sent bien que ça ne va pas. Mais personne de la Fondation ne lui a expliqué quoi que ce soit, elle ne sait rien. Elle dit aussi qu'elle ne se sent pas bien avec cette Fondation, on lui cache des choses. Mais comment faire pour en changer ? Si elle parle, elle a peur de perdre son boulot. 50 $ par mois, ce n'est pas beaucoup, mais c'est primordial pour elle. | |
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Conclusion | |
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Nous tirons plusieurs conclusions de cette expérience dont nous souhaitons faire profiter les postulants à l'adoption : - Avant d'entreprendre une démarche, et surtout individuelle, être bien clair avec soi-même, avec sa demande. La plus grande difficulté pour nous a été de faire appel à ce médecin extérieur car on n'a aucune envie d'apprendre que le bébé que l'on nous présentait pouvait être malade, aucune envie de renoncer. C'est très difficile de remettre en question ce que l'on peut nous dire lorsque l'on est dans ce contexte si fragile, lorsque l'on joue avec nos sentiments ! Nous étions bien au clair avec une chose primordiale sur notre demande : pas de handicap irréversible. Nous savons que nous ne sommes pas capables d'assumer cela. Certains parents le sont, pas nous. Et pourtant, nous avons été à deux doigts de signer sans demander cet examen complémentaire. Nous en tirons une grande expérience, ne pas hésiter à demander un examen complémentaire quel que soit son doute. - Penser à ce que l'on dira demain à son enfant. Sur l'aspect financier, par exemple. Parler entre adultes, c'est une chose. Il est important de savoir quoi répondre à son enfant demain s'il demande s'il a été "acheté". Payer, pourquoi pas si c'est pour les enfants de la Fondation, les assistantes maternelles, pour faire que la Fondation puisse faire mieux. Toujours demander à quoi va servir cet argent. - Enfin, ne pas s'emballer. Demander un maximum d'informations avant de rencontrer un enfant. Informations médicales, photos. Pour se protéger et se préparer. Sur ces conseils, que nous appliquerons déjà à nous, nous en ajoutons un, et non le moindre : ne jamais se décourager ! Ne jamais abandonner, rencontrer d'autres parents adoptifs, ils ont une telle envie de partager cette joie qu'ils ont trouvé une fois l'enfant adopté ! Tous sont unanimes, sans doute est-ce le même sentiment lorsque l'on a un bébé biologique mais le jour où on le trouve enfin, la rencontre est un tel bonheur que toutes les épreuves s'estompent immédiatement ! L'épreuve a été difficile, mais, même si nous n'oublierons jamais ce petit bonhomme, nous nous en sortons bien car on est convaincu d'une chose : Quand, nous ne savons pas, mais ça arrivera, nous aussi nous serons parents, et nous sommes prêts ! | |